Opposition et troubles du comportement

Avant toute chose, il est important de rappeler que l’opposition est normale et souhaitable durant deux périodes de la vie des enfants, à savoir entre 2 et 4 ans et à l’adolescence. Durant ces périodes, l’opposition permet à l’enfant de construire sa personnalité. Elle devient problématique lorsqu’elle perdure au-delà de ces périodes et qu’elle est source de souffrance pour l’enfant, son entourage ou encore, à l’école.

Selon le DSM-5, le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) se définit par la coexistence d’une humeur colérique ou irritable et d’un comportement provocateur (ou d’un esprit vindicatif).

L’opposition peut être innée, auquel cas, elle découle d’une immaturité ou d’une atteinte neurologique. Elle est, par exemple, fréquente chez les enfants TDAH, ainsi que chez les enfants ayant un Gilles de la Tourette.

Au contraire, l’opposition dite acquise trouve son origine dans l’histoire et le milieu de vie de l’enfant. Elle se développe en réaction au style d’éducation, à des conflits familiaux, à des évènements traumatiques, voire comme moyen de défense contre l’anxiété.

Il est primordial de comprendre l’origine du trouble oppositionnel, puisque seule cette compréhension permet de mettre en place des stratégies adaptées aux besoins de l’enfant et de sa famille.